Directives anticipées

Directives anticipées

  • Ecouter mon corps
  • Ecouter mes besoins
  • Ecouter mes envies
  • Adapter la médication
  • Mettre Naoh immédiatement en sécurité
  • Contacter le réseau (familles & médecins)
  • Parler
  • Aller à l’hôpital

Partir pour quoi

Je ne peux pas m’en aller
Car où je vais, je suis.

Je ne peux pas m’en aller
Car  où je pars je reste.

Je ne peux pas m’en aller
Car où je vais, je pars.

Je ne peux pas m’en aller
Car où je suis, je vais.

Je ne peux pas m’en aller!

Un point c’est tout.
C’est tout un point

Un point de départ
Et un point d’arrivée
D’un point à un autre
D’a0point en appoints je perds mon appui.

Ne pars pas, je reviens
Ne reviens pas je pars.
Je ne peux pas m’en aller
Car où je vais, je suis.

Je ne peux pas m’en aller
Car  où je pars je reste.

Je ne peux pas m’en aller
Car où je vais, je pars.

Je ne peux pas m’en aller
Car où je suis, je vais.

Je ne peux pas m’en aller!

Un point c’est tout.
C’est tout un point

Un point de départ
Et un point d’arrivée
D’un point à un autre
D’a0point en appoints je perds mon appui.

Ne pars pas, je reviens
Ne reviens pas je pars.

Matin magique

Ce matin là, je me suis réveillé avec l’impression d’être un enfant.

Ma main avait une envie vive d’écrire. En envie folle d’écrire, de noircir des dizaines, des centaines, des milliers de lignes. C’était une envie incontrôlable, irrépressible, comme une envie de crier haut et fort ma liberté d’écrire.

Ce matin là, je me suis réveillé avec l’impression d’être un enfant. Je n’arrivais pas vraiment à savoir où j’étais… Dans quelle chambre, dans quel lit…

J’ai mis plusieurs longues secondes pour retrouver mes esprits. Quelle douce et singulière sensation.

Ce matin là, comme par miracle, j’ai ouvert les yeux sur un monde nouveau. Un monde à découvrir. Un monde à parcourir, un monde qui s’offre à moi presque sans limites, presque sans contraintes, un monde merveilleux, plein de sensations nouvelles et multiples.

Ce matin là, mes sens se sont peu à peu réveillés les uns après les autres, doucement, très doucement, chacun à son rythme. Ils ont repris leur activité. De nouvelles sensations m’ont sauté au visage, des sensations de douceur, des sensations lisses, des sensations propres.

C’est bon de se réveiller de la sorte.
C’est bon de se sentir de la sorte. 

Jeux de boules

Je ne suis pas mauvais.
Je suis débutant.

Je n’ai pas joué avec des gens meilleurs que moi.
J’ai joué avec des plus plus expérimentés que moi.

Je n’ai pas cotoyé des gens qui ont pris le temps de m’enseigner, de partager leurs expériences.

Je dois tenter de m’entourer de personnes généreuses et désireuses de me voir  m’améliorer.

Alors je me réjouis de jouer, d’apprendre puis de partager à mon tour.

Double réalité

C’est la double réalité d’une vie qui ne sait pas s’arrêter.
Cest la dure réalité d’une vie que je ne veux pas rater
C’est la douce réalité d’une vie que je peux enfin commencer.

J’ai longtemps souffert sans avoir de but à attendre
Trop longtemps j’ai mis mes forces dans un dessein inateignable
Pas assez de temps, j’ai consacré à mon petit chérubin.
Hier je n’étais rien.
Aujourd’hui je suis quelqu ‘un
demain se jersai un mec bien.
Voilà des pensées qui me font du bien.

C’est la double réalité d’une vie qui ne sait pas s’arrêter.
Cest la dure réalité d’une vie que je ne veux pas rater
C’est la douce réalité d’une vie que je peux enfin commencer.

Enfant je tombais amoureux de la première fille qui me ragardait
Adolescent je m’émarouchais de celle qui me souriait
Adulte je couchais avec celle qui le voulait bien
Et à chaque fois je j’attristais de la voir enlacée
au bras d’un pauvre gars qui n’avait que ça à donner.

C’est la double réalité d’une vie qui ne sait pas s’arrêter.
Cest la dure réalité d’une vie que je ne veux pas rater
C’est la douce réalité d’une vie que je peux enfin commencer.

Aujourd’hui j’ai compris
que je peux vraiment prendre ma vie en main
Surtout quand je fais le compte
de la quantité d’énergie que j’ai dépensée
Pour tente d’oublier ce passé d’insanités subies

Hier j’étais un martyr
Aujourd’hui je peux le dire
Demain je veux plus souffrir
Et ça me fait plaisir.
Vraiment ça. Ca me fait plaisir.

Propreté infime

Je me sens propre.
Pas complétement, juste un petit peu.

Je me sens propre.
Pas complétement, pour la première fois.

Je me sens propre.
Juste un petit peu, pour la première fois,
sur le haut du crâne
de la racine aux pointes,
je sens mes cheveux soyeux
lisses,
Je sens mes cheveux entre mes mains
lisses.
Je sens mes mains sur mes cheveux
lisses.

ça fait du bien.
C’est déjà bien
Juste un petit peu
C’est tellement bien

Juste un petit peu
C’est vraiment bien
Juste un petit peu
ça fait du  bien

Je me sens propre
ça fait du bien

Détournement de Mots

Tel un avion sans pilote
J’ère seul au gré du vent
L’hôtesse a oublié de m’apporter mon plateau.
elle m’a vu mais ne m’a pas regardé.

C’est normal, je suis comme un livre blanc,
fade, sans rien dedans.

Alors ça me prend.

A chaque décollage la boule monte en moi…
Avec l’altitude que l’avion prend…
Je me sens invincible.

Je fixe cette porte derrière laquelle je suis mal venu.

Je fixe la serrure vérouillée de l’interieur.

Je vais passer à l’acte en âme et conscience.

Je me lève brusquement et me dirige d’un pas décid.

Grâce à trois mots bien placé,
Je concainc le steward de me laisser passer.

Alors le sésame bien gardé s’offre à moi.

Ainsi me voilà aux commandes
du premier appareil à contourner les phrases.

Me voilà à bord de l’avion détourné par
le premier soldat de terrorisme des mots…

J’ai détourné vos mots pour faire passer nos idées
Je suis le martyr poéte d’une vie
Je me saigne au nom de la poésie
Ppour nous, pour vous,
Je m’écrase au sol aux pieds de l’orgueil
Sans souffrances et en paix.

Je mène le combat
Je vous aime.
Les mots vous le rendront.

Papier Mâché

J’aime caresser le papier
le sentir vibrer, déambuler.

J’aime quand il crisse
sous le poids de ma plume.

J’aime quand il glisse
sous le poids de mes mots.

J’aime caresser le papier
le sentir tortiller, se froisser.

J’aime écouter quand il gémit
sous les coups de mes écrits.

J’aime écouter quand il hurle
sous la torture de ma plume.

J’aime caresser le papier
le sentir fuir est s’en aller.

J’aime quand il gèle
sous la froideur de ma plume

J’aime quand il brûle
sous l’ardeur de mes mots.

J’aime caresser le papier.

combat ultime

Ce combat qui nous réunit ce soir oppose deux légendes urbaines issues des quartiers les plus sombres de l’âme humaine.

Comme à chaque fois, il n’y aura qu’un seul vainqueur. Un seul d’entre-eux pourra prétendre porter le sacre ultime et la couronne de feu.

Les rubis et l’or couleront à ses pieds. La foule se prosternera devant lui. Il sera craint tel un dieu.

Mais avant de savoir qui aura cet honneur, laissons les s’affronter.

Que le combat commence!

Sale

Papa me disait: « Rien est sale ».
C’est pas vrais !

Ce qu’il ma fait c’est sale!

Papa est un sale con, un con sale.
Papa est un sale cocho, papa est un cochon sale.

Pas Con

Tous ces gens qui ont des phrases intelligentes, ils sont pas con!

Légèreté

Je suis fatigué, très fatigué.

J’écris les  yeux fermés. J’ai à peine la force de tenir mon stylo.
Je dois exprimer mon mal-être du moment.

Je me sens seul. Seul car personne d’autre ne peut porter mon fardeau.
Je ne sais pas vraiment de quoi le fardeau est empli. Mais je le porte seul. Il est lourd, il m’épuise.

Son contenu me saute en plein visage! Dans tous les sens! Tout en même temps!

J’ai besoin de lâcher.
J’ai besoin de lest.
J’ai besoi de ça
Je pars… Léger…

Exercice de style N°2

Parmis toutes les couleurs de la rage
Je choisis la plus obscure pour exprimer mon besoin de liberté.

J’admet aujourd’hui mes erreurs pour éviter demain la torpeur.

Malgré tout, dans l’urgence, il marrive encore d’usurper les conséquences malheureuses du rire de mes proches.

bANALité cANnibALE

Comment choquer à l’aide d’une banalité.

Ce choc à tenu ses promesses face à ma banalité,
Mais c’est totalement désagrêgé face à leur pauvre réalité.

Comment faire comprendre une extravagance banale à un public banal : le canibalisme sexuel.

Mission anale pluridisciplinaire!
L’évoquation simple du rapport anal, un rapport anal sans relation directe au sexe de son possesseur.
La possession banale de l’anus influe sur le plaisir anal du sexe du propriétaire.

Distante bulle

L’amande douce d’un orient lointain, tel l’odeur du safran s’éparpille, se disperse au loin, le long des dunes.

Les voluptueux nuages forment des dromadaires étranges, inspirés par le balancement suprenant des feuilles de palmiers.

Le sable glisse entre tes doigts fragiles.
Il s’immisse, tel de reptile, autour de tes phallanges.
Il fuit la froideur d’une nuit trouble qui tombe.

Il se réfugie auprès de toi, en espérant reposer paisiblement, enturbané tel le couvre-chef d’un sultan et ses danseuses.

L’obscurité ne sera qu’entre-coupée par de vives étincelles jaillient du feu tout proche.
Le feu qui me rappelle que demain, à nouveau, le soleil se lévera sur tout ce désert frétillant.

Géométrie Invariable

Un carré, une courbe
Un carré, un cube
Un carré, un tube
Un carré puis rien.

Le flou s’empare de tout
Rien n’est plus déterminé
Tout se mélange
Rien de s’assemble.

Le cercle enfin se trace
Les traits enfin se lacent
Les droites s’allongent
Et le point s’arrête.

Perpétuels rassemblements
Perpétuels enlacements
Perpétuels mouvements

Vers la stabilité imparfaite
Vers l’immobilisme impossible
Vers la plénitude taciture

Vers l’infini oublié
Vers le passé terminé

Fatigue pesante

Je suis fatigué, très fatigué.
J’écris les yeux fermés. J’ai à peine la force de tenir mon stylo.
Je dois exprimer mon mal-être du moment. Je me sens seul. Seul car personne d’autre que moi ne peut porter mon fardeau. je ne sais pas vraiment de quoi ce fardeau est rempli. Mais je le porte seul. Il est lourd, il m’épuise. Son contenu me saute en plein visage dans touls les sens, tout en même temps.
J’ai besoin de laisser quelques fardeaux:

  • Je ne dois par faire un séjour parfait. Je fais un séjour à mon rythme. Je veux pouvoir dire stop. J’ai déjà beaucoup avancé. C’est très bien.
  • Je ne peux pas porter le fardeau de ma compagne. Sa situation ficnancière lui appartient. Elle a la possibilité de choisir de me quitter, de rendre l’appartement ou de trouver une aide d’un autre côté. Je n’ai pas de solution officielles pour l’aider à s’en sortir. Je lui ai fait du bien pendant des années. Je ne peux pas la sauver dans son problème d’aggression. Sa relation au sexe ne vient pas de moi mais d’elle. Je ne peux plus me priver. Je dois pouvoir lui parler de ma façon de ressentir ça.
  • Je dois me concentrer sur Aujourd’hui pour appréhander la vie. Juste Aujourd’hui.
  • Il est vrai que je ne me connais plus. Mais des choses simples me font du bien.
  • Je ne pense plus au passé. J’essaie de me faire du bien chaque jour et de clore mes journées. Et cette journée est finie.

voyeur

Ton petit cul se dandine.

Au ras de la table frétillent
tes douces fesses rebondies
sur le rythme chaleureux
de sonorités latines.

Mon regard s’attarde un peu
sur tes courbes libertines.

Je souris et aprécie ce moment
que simplement j’écris.

Vices sucrés

Chocolat noir parfumé de blé et d’orge
Chocolat pur puant le blé et l’orgie
Chocolat blanc fragile et aimant
Chocolat pur cassant et sanglant.

Les noisettes et les noix craquent sous les dents
Les noix brisées sous le poids des tourments.
L’orange fraîche mêle son jus au lait cru
Le fruit du plaisir mêle sa chair à son sang.

Le subtil assemblage de calme et de rage
Est le reflêt fidèle de l’âme
Envolés les plaisirs, envolées les craintes
Il aura suffit d’une seule bouchée.

Il suffira de s’arrêter de manger
Pour laisser place à la frénétique
Course au carré, à la barre, à la plaque
De chocolat, afondant, et odorant.

Parapsychomental

L’univers médical paranormal d’un hôpital me rend mal.
Je suis psychotiquement atteint de maux d’orgeuil,
dramatiquement heurté par les foudres narcotiques d’un orage psychédélique.
L’art thérapie m’ouvre les portes du délirium psychique.
J’oriente mon mental banal fourmillant de brutes chaleurs anales et orientales.
L’histoire montrera que l’hiver morne dure plus longtemps que ne s’éparpillent les nymphes nymphomanes.
L’été permettra aux troupes des affreux malheureux de se dissiper au quatre vents poisseux de la honte oubliée.
Apporte-moi l’elixir des tes plaisirs, je te rendrai le bonheur du mal. Je te permettrai enfin de le voir, de le toucher du regard mais jamais de l’empoigner vraiment, ni encore de le serrer contre toi.
Tu mourras envahi par la frustration . Tu ne sauras que trop tard qu’il était temps de fuir cet univers carcéral.