combat ultime

Ce combat qui nous réunit ce soir oppose deux légendes urbaines issues des quartiers les plus sombres de l’âme humaine.

Comme à chaque fois, il n’y aura qu’un seul vainqueur. Un seul d’entre-eux pourra prétendre porter le sacre ultime et la couronne de feu.

Les rubis et l’or couleront à ses pieds. La foule se prosternera devant lui. Il sera craint tel un dieu.

Mais avant de savoir qui aura cet honneur, laissons les s’affronter.

Que le combat commence!

Pas Con

Tous ces gens qui ont des phrases intelligentes, ils sont pas con!

Exercice de style N°2

Parmi toutes les couleurs de la rage
Je choisis la plus obscure pour exprimer mon besoin de liberté.

J’admets aujourd’hui mes erreurs pour éviter demain la torpeur.

Malgré tout, dans l’urgence, il m’arrive encore d’usurper les conséquences malheureuses du rire de mes proches.

Distante bulle

L’amande douce d’un orient lointain, tel l’odeur du safran s’éparpille, se disperse au loin, le long des dunes.

Les voluptueux nuages forment des dromadaires étranges, inspirés par le balancement surprenant des feuilles de palmiers.

Le sable glisse entre tes doigts fragiles.
Il s’immisce, tel de reptile, autour de tes phalanges.
Il fuit la froideur d’une nuit trouble qui tombe.

Il se réfugie auprès de toi, en espérant reposer paisiblement, enturbanné tel le couvre-chef d’un sultan et ses danseuses.

L’obscurité ne sera qu’entre-coupée par de vives étincelles jaillissant du feu tout proche.
Le feu qui me rappelle que demain, à nouveau, le soleil se lèvera sur tout ce désert frétillant.

Géométrie Invariable

Un carré, une courbe
Un carré, un cube
Un carré, un tube
Un carré puis rien.

Le flou s’empare de tout
Rien n’est plus déterminé
Tout se mélange
Rien de s’assemble.

Le cercle enfin se trace
Les traits enfin se lacent
Les droites s’allongent
Et le point s’arrête.

Perpétuels rassemblements
Perpétuels enlacements
Perpétuels mouvements

Vers la stabilité imparfaite
Vers l’immobilisme impossible
Vers la plénitude taciturne

Vers l’infini oublié
Vers le passé terminé

Vices sucrés

Chocolat noir parfumé de blé et d’orge
Chocolat pur puant le blé et l’orgie
Chocolat blanc fragile et aimant
Chocolat pur cassant et sanglant.

Les noisettes et les noix craquent sous les dents
Les noix brisées sous le poids des tourments.
L’orange fraîche mêle son jus au lait cru
Le fruit du plaisir mêle sa chair à son sang.

Le subtil assemblage de calme et de rage
Est le reflet fidèle de l’âme
Envolés les plaisirs, envolées les craintes
Il aura suffit d’une seule bouchée.

Il suffira de s’arrêter de manger
Pour laisser place à la frénétique
Course au carré, à la barre, à la plaque
De chocolat, fondant, et odorant.

Parapsychomental

L’univers médical paranormal d’un hôpital me rend mal.
Je suis psychotiquement atteint de maux d’orgueil,
dramatiquement heurté par les foudres narcotiques d’un orage psychédélique.
L’art thérapie m’ouvre les portes du délirium psychique.
J’oriente mon mental banal fourmillant de brutes chaleurs anales et orientales.
L’histoire montrera que l’hiver morne dure plus longtemps que ne s’éparpillent les nymphes nymphomanes.
L’été permettra aux troupes des affreux malheureux de se dissiper au quatre vents poisseux de la honte oubliée.
Apporte-moi l’élixir des tes plaisirs, je te rendrai le bonheur du mal. Je te permettrai enfin de le voir, de le toucher du regard mais jamais de l’empoigner vraiment, ni encore de le serrer contre toi.
Tu mourras envahi par la frustration . Tu ne sauras que trop tard qu’il était temps de fuir cet univers carcéral.

La plume douce

La feuille blanche de mon être
se dévoile enfin à mon esprit.
Je prend lentement conscience
de la richesse que j’enfouis sciemment.

Cette merveilleuses capacité d’exprimer enfin
le fin fond de mon moi intérieur.

Fini la honte et le regret.
Vive la fierté et l’enthousiasme.

Merci, me dis-je à moi-même.
Merci d’être la seule personne que je puis être.

Je déploie mes ailes, le regard vers demain,
sans m’attarder sur hier et je survole aisément maintenant, le simple moment que j’ai devant , derrière et tout autour de moi.

Seul

J’écris tout seul
J’écris pour moi
J’écris la vie
J’écris pour toujours

Ma façon d’écrire c’est de vivre mes écrits.

Je vis d’écrire
Et j’écris de vivre

Je ris d’écrire
Et j’écris de rire.

Je souris aux écrits
qui me donnent sourire à la vie

Alors j’écris
Tout seul.

Un Détail

Important pour certains
pour d’autres futile et incertain
ce premier instant de scène mérite pour moi d’être explicite.

Un prénom, un nom, un surnom,
une date, un lieu, une origine?

L’énumération serait facile
mais oh combien moins subtile
que de vous laisser goûter aux mots qui filent.

Au cours du temps, au fil des mots
vous en saurez un peu plus pour me juger.

La scène ne me nourrira pas
mais elle ne me tuera pas.
Elle me sauvera.

Important pour certains,
pour d’autres futile et incertain,
moi je choisis de vivre les mots,
pour affronter les maux de la vie.

Le jardin de mes sentiments

Je me sentais si seul.

Je cultivais méticuleusement, ardemment, avec acharnement ce terrible sentiment.

Avec les jours qui passaient, il s’épanouissait. Il prenait ses aises et se forgeait de puissantes et solides racines.

Et moi qui m’en réjouissait !

Envahissant, il grignotait toujours un peu plus d’espace, sournoisement. Il s’étendit tant, qu’aucun autre sentiment n’avait plus de place pour s’épanouir.

Il devint le roi du jardin. Un roi tyrannique, qui à la manière d’un despote imposa sa loi. Intransigeant et avide de pouvoir, il réduisait à néant quiconque s’opposait à lui.

Et moi qui le laissais faire !

Pourtant un jour, une petite graine toute ronde se faufila jusqu’au milieu du jardin.

Elle était si discrète et si petite qu’elle n’inquiéta pas le puissant dirigeant.

Au fil du temps, elle réussit même à sympathiser, à gagner sa confiance.

Petit à petit, lentement, elle commença à germer. Elle mit une feuille, toute frêle mais d’un vert éclatant.

Elle m’intriguait. Moi qui n’avais plus connu d’autres sentiments depuis si longtemps.

J’allais la voir de temps en temps. Je regardais sa tige, parsemée de blanc, de rose et de vert.
J’observais sa petite feuille, qui tentait,  tant bien que mal, d’attraper les maigres rayons de soleil que le tyran laissait parfois échapper.

Je la trouvais jolie. Plus le temps s’écoulait, et plus j’en passait auprès d’elle. Je restais là, simplement assis à ses cotés à la regarder.

J’en délaissais peu à peu mon dur labeur quotidien et m’occupait de moins en moins du seigneur noir du jardin.

Je me consacrais presque entièrement à ma petite graine. Simplement. Je n’avais pas besoin de travailler pour elle. Je me reposais. Elle m’apaisait.

Bientôt d’autres graines arrivèrent. De toutes les tailles, de toutes les couleurs et de toutes les formes.

Certaines me plaisaient, d’autre moins, mais chacune m’apportait son lot de satisfaction.

Les semaines passèrent, et je réalisai soudain que j’avais complètement oublié ce sentiment envahissant qui occupait jadis tout mon temps.

Et c’est à cet instant que je pris conscience de la métamorphose qui s’était effectuée dans mon jardin. Les couleurs se bousculaient, les tiges dansaient, les feuilles se frôlaient et une agréable mélodie emplissait l’atmosphère.

L’infâme manipulateur, le dictateur sanguinaire se tapissait dans un coin sombre. Il paraissait malade et affaibli. Comme je m’en approchais, il tenta de me charà nouveau…

Mais cette fois ci, je sus déjouer ses pièges. Et je décidai de ne plus le laisser régner en maître su mon jardin.

Aujourd’hui, j’ai compris que chacun y a sa place. Au fil des saisons, certains s’étendent plus que d’autres.

J’ai laissé le sentiment de solitude se morfondre tout là bas, tout au fond du jardin. Après tout, il a lui aussi le droit d’exister. Mais je ne me laisserai plus envahir, ni par lui, ni par aucun autre.

Aucun sentiment ne doit être seul dans son jardin.

La vie de mes envies

La poésie s’apprend.

Parfois, l’envie de poésie me prend.

La poésie me le rend.

Je rends à la poésie ce que je prends à mes envies.

Je donne envie de poésie.

Je rends la poésie conforme à mes envies.

Mes envies guident mes poésies.

Mes poésies me guident vers mes envies.

Mon guide m’apprend la poésie qui me rend l’envie de reprendre ma vie.

Poésie Vive

Prose artificielle

Poésie vive, organique et biochimique.

Doux mélange d’euphorie artificielle,
Bercée au son des trompettes de fiel,
D’essences d’ennui, de léthargie et de paradis,
Tu m’ensorcelles, me harcèles et m’entraînes.

Je me repends de tes artifices neurologiques, illogiques et anachroniques.

Je me perds dans tes méandres, le long de tes courbes parfaites,
Et me délecte de ta douceur, de ta beauté, de tes vices…

Tu es l’étincelle, l’impulsion…
La pulsion !
Tu es en moi…
Tout au fond.

Malgré tout je te sens…
Tout le temps…
A chaque instant.

Tu es mon toi, mon moi et mon tout.

Je suis ta vie chère poésie.

<= largement inspiré de mes visites sur http://www.poesievive.org/ =>

http

« http » n’est point sans pied à qui sait regarder arriver les « w » bien armés.
Tout l’alphabet se bouscule et s’impatiente.
Les « points » se font attendre.
Ils arrivent les derniers.
Ils sont finalement prêts, bien rangés, ordonnés, alignés.
D’un coup d’un seul, ils se jettent dans l’entrée,
Pour s’éparpiller sans jamais se retrouver.

Survivre à sa vie

Ce n’est qu’un songe.

Un songe à tirant d’eau.

Il parvenait à peine à respirer.

Il manquait à chaque bouffée d’air de s’étouffer.

Paradoxalement, le plus grand risque qu’il prenait …

Était celui de tenter de survivre.

Il se battait pour vivre, au risque de mourir.

Il est souvent moins risqué de lâcher prise… d’abandonner…

De s’abandonner à ce plaisir diffus, tourmenté et obscur.

La route vers la lumière, la joie et le rire est semée d’embûches qui paraissent parfois insurmontables, incontournables…

Ce n’est qu’un songe qu’il tentait désespérément d’atteindre…

Ce n’est que le songe de survivre à sa propre tentative de survie…

leurs yeux sur mon coeur

leurs yeux sur mon cœur

foudre de couleurs,
crachin de plaisir,
houle enivrée,
parfum exacerbé,

tournoient, s’offusquent, s’entrechoquent et se blessent.

la beauté de certaines blessures est imperceptible pour celui qui regarde,
et si flagrante pour celui qui les porte.

Laisse toi envahir de tes contradictions,et sache en percevoir la valeur…
Dans ton cœur, pas dans leurs yeux.

Fraction de temps

Unité invariable,
Variable et infinie,
Déterminée par de vagues limites…

Temporelles…

Intemporelles…
Exiguës et infranchissables.

Les limites du temps sont infranchissables.
Personne ne sait où elles commencent et où elles se terminent.

C’est comme ça.

Pas tout a fait.

Finalement, pour commencer, chacun se fixe ses propres limites temporelles…
Régies par des obligations ponctuelles,
D’importance variable,
De longueur variable.
De …

Pourquoi prendre son temps quand on peut le perdre.
L’oublier pour en avoir plus à consacrer…
Aux mesures importantes de ses limites temporelles.

Le temps métallisé de l’argent , lui non plus n’a pas de limites. Si ce n’est celles fixées par la roue et le temps qu’elle met à terminer son tour de piste.

Tour de piste…
Piste du temps…
Du temps fractionnée en unités.

Unités de bonheur ou de mal-être,
Selon la façon de le compartimenter.