Étouffante solitude

Saleté de sentiment de solitude!
Il m’envahit… me prend tout mon air.
J’étouffe de me sentir seul.
Je me meurs de solitude.

Certain prétendent apprécier ces instants.
Moi, je les vomis. Je dégueule cette solitude qui me rend malheureux.

Il parait que l’on nait seul et que l’on meurt seul.
Mais doit-on aussi vivre seul?

Nous sommes des êtres sociaux.
Ce qui implique que nous avons besoin des autres.
Mais à quel prix?

Pourquoi est-ce que je recherche toujours à combler ce vide au risque de souffrir encore plus?…

Je tente désespérément de faire fuir ce sentiment de solitude.
Mais à chaque fois, il s’amplifie.
Je sens ce manque grandir en moi.

Je croyais m’autosuffire.
Je croyais être enfin un être plein et entier.

Mais je me trompe.
Je ne suis pas encore capable de vivre seul.
Je ne serai peut-être jamais prêt à vivre seul.

Mais je ne veux pas de cette solitude.
A quoi bon…

J’ai envie de pouvoir partager mes joies et mes peines.

A quoi bon vivre si c’est pour vivre seul?

J’ai envie de croire que je rencontrerai quelqu’un pou partager ma vie.

Mais parfois, l’espoir que je cultivais si intensivement, se flétri sournoisement sous les rayons destructeurs de la solitude.

J’ai envie d’y croire.
Mais parfois je n’y arrive pas.

Je saigne dans mon cœur et j’aimerai que mon corps, lui aussi, laisse jaillir le sang de la tristesse, que le sang se mette à gicler de mes bras et m’apporte ce soulagement illusoire…
Cet instant de répit si convoité, une fois la fureur de la douleur et de la souffrance passée.

Encore une fois, je vais remettre cette souffrance dans les mains de mon dieu d’amour.

Avec courage…
Et je ne me laisse pas aller dans la faiblesse et la douleur.
Je ne laisse pas s’écouler hors de mes veines le sang nourricier.

Panique nocturne

Je suis épuisé, vidé, purgé.
Pourtant je ne peux pas fermer les yeux, encore paniqué de mettre fin à cette journée.

Que va-t-il se passer demain?
Vais-je avoir la force et le courage de me lever?
Qu’est-ce qui va m’arriver?

Je n’en ai pas fait assez aujourd’hui.
Il y a encore tant à faire.
Jamais assez de temps…
trop d’idées, trop à faire…
trop d’envies, pas assez de temps physiquement…
Trop à faire, trop à vivre…
Quelle perte de temps que de dormir!

Une fois au lit, j’ai trop peur de ne plus le quitter.
Peur d’y aller et tellement de peine à le quitter.

Mon refuge, où j’oublie tout…
Où plus rien ne compte…
Où tout s’arrête.

J’aimerai encore parfois que tout s’arrête.

Je suis fatigué, épuisé de tant d’efforts.

Je suis fatigué.

C’est bon la tristesse

tête pleine à craquer.
Vider un cœur plein d’amour.
Je transpire mes émotions
Tel le sportif après un marathon.
Mon corps s’est vidé de sentiments.

Quinze jour auront suffi pour faire le tour de mon monde émotionnel.
Quinze jours ininterrompus…
Quinze nuits bercées de souvenirs heureux.
Quinze jours de partages merveilleux.

Quelle chance de vivre si intensément…
Quelle chance de vibrer si violemment…
Quelle chance… Quelle chance…

Jamais un jour je n’aurai cru pouvoir être heureux de traverser un moment de tristesse.

Oui. Heureux d’être triste. Heureux et serain face à un sentiment à priori désagréable mais si vrai.

Le plus merveilleux de tout est de simplement prendre conscience que cette tristesse, aussi profonde soit-elle n’a pu exploser ce soir que pour une seule raison.

Simplement parce que j’ai passé quinze jours au pays des fées, entouré de lucioles guillerettes, des feux d’artifices plein la tête, la plus belle des musiques dans les oreilles, le coeur plein d’amour.

Flirt Macabre

Je flirte avec la mort.
chaque jour je me susurre ces mêmes mots.
Je suis juste au bord du précipice.
J’en prend conscience, toujours un peu plus.
J’y suis poussé de façon irrésistible.
Je perd la raison par instants,
Et m’approche alors brutalement de la catastrophe.

Je flirte avec la mort.

Il y a une force mystérieuse qui m’empêche de basculer.
Une force que j’ai apprise à regarder, une force que j’ai appris à ressentir et que je continue d’apprivoiser.

Je flirte avec la mort.

Mais l’énergie de la vie me sourit.
j’ai peur de ne pas réussir, juste une fois, une fois de trop, à me cramponner à la vie.

Je flirte avec la mort.

Mais j’ai confiance. je me réjouis de demain.
J’ai foi en mon avenir. C’est la toute la différence.

Je flirte avec la mort.

Plus pour longtemps. je veux vivre, simplement vivre et me faire plaisir.

Scandale personnel

En tête à tête avec ma feuille de papier,
Enfin… ça faisait si longtemps.
Pour ces retrouvailles, j’ai choisi un cadre hype et branché, juste comme j’aime,
qui porte un nom qui m’inspire, départ d’un flot de mots et de palabres qui’il est capable de susciter: « le scandale ».

Je me sens enfin capable de révéler, ou plutôt de faire éclater certaines des « scandaleuses » facettes de ma personnalité.

De faire exploser la bulle de savon amer qui les tenait jalousement et craintivement captives.

Je me sens libre d’exprienfin, cette partie de moi que je craignais de dévoiler, dans l’angoisse, de souffrir du regard jeté avec légèreté par autrui.

Tout cela me parait bien futile aujourd’hui. La souffrance que je craignais tant, je ne faisait que l’alimenter quotidiennement, assidument, à mesure que j’enfouissais mon naturel au plus profond  de mon être.

Quelle importance… Je m’amuse à l’idée que je puisse allumer la mèche d’un scandale en étant simplement moi. En accort avec moi, à l’intérieur et à l’extérieur.

Ironie sensuelle

Dualité bisexuelle,
Attirance homonyme,
Flame masculine,
Culte de la féminité,
Ironie sensuelle,
Ornement sexuel,
Désir inavoué,
Plaisir dévoilé,
Harmonite retrouvée.

Ironie sensuelle.

Amour au féminin,
Sexe au masculin,
torride dualité,
Amusante frivolité.

Ironie sensuelle.