La roue du temps

C’est l’histoire folle de la petite roue du temps.
Elle tourne inexorablement.
Derrière elle s’ammassent les grains du sablier brisé de ma vie,
La déchéance graveleuse du passé, sans cesse retournée par mes tourments.

Inlassablement, le vent souffle, sans discontinuer de part les méandres des crevasses de mon âme.
Avec lui s’effile l’espoir diffus d’une vie meilleure.
J’ère seul.
Je divague entre la vie et la mort.
Je me laisse emporter par le tournoiement de la roue du temps, submergé par les dunes de vent du passé, déporté par le ravales de vent du présent.

Ma tête tourne comme une toupille sur mon tronc, ennivrée d’angoisses et de craintes nourries par le vide béant de l’inconnu à venir.
J’ai le vertige temporel, la peur du vide spatiotemporel.

Je me sens perdre pied.
Je m’enlise dans les sabls mouvants du passé.
Je regarde, impuissant, le présent se dérouler devant moi, et je m’enfonce chaque instant un peu plus sous le poids intolérable du futur.

La petite roue du temps tourne inexorablement à mon trist détriment.