L’illumination a frappé un jour à ma porte.
Cette petite garce s’est installée.
Elle a pris ses aises, sereinement.
Elle s’est affalée sur le divan.
Je suis resté là, immobile à la regarder.
Je lui ai bondi au cou pour l’attraper.
Le combat fut long et rigoureux.
L’étreinte fut courte et vigoureuse.
Elle m’a ouvert les yeux sur cette vérité.
Cette vérité vraie qui n’existe pas vraiment.
C’est vraiment vrai la vérité.
C’est vrai, ment vrai.
La vérité. Sortira alors de la bouche de l’enfant.
Aussi simplement qu’un enfant dit la vérité,
la vérité sort de la bouche des enfants en vérité.
Sois vrais, frais, soi.
Vrais, frais, sois, vrai.
Frais, sois vrais, frais.
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
Oh la la, je m’énerve, je me stresse.
J’ai envie de hurler.
J’ai envie d’expulser cette haine.
Mon corps se tend- Mes mâchoires s’entrechoquent.
Mes fesses battent le rythme de reggaeton sur ma chaise en bois.
Mon poing frappe sur la table.
Je serre mon stylo bic de toutes mes formes.
Mon écriture est cisaillée, tel les lèvres d’un sécateur acéré, prêt à déchiqueter mon ressenti de colère.
Je suis enivré de haine contre ceux qui m’on fait souffrir.
Encore mon poing frappe violemment sur la table. J’ai envie de déchirer mes habits, de m’arracher les cheveux.
Je me sens envahir par un sentiment exacerbé de rage et de fureur. Telle la tornade qui s’engouffre dans un lagon paisible. Ma main frotte mon front, je la sens contre mes tempes, proche de l’instant ou je le ferai exploser.
Grâce à cette magnifique carapace verdâtre que j’ai conçue, je ne sentirais même pas la douleur lorsque mes os rompront sous la pression. Mes eux sont exacerbés. Ma main gauche parcourt mon cuir chevelu d’avant en arrière, de gauche à droite.
La musique entretien ce sentiment terrible.
J’ai envie de me faire du mal.
J’ai envie de péter un câble.
Je ne peux plus continuer à soutenir cette colère.
Je perds un instant conscience, ivre de rage, saoulé par la haine.
Je laisse tomber lourdement ma tête sur la table…
L’envie me prend de recommencer, mais je ne le fait pas.
Au lieu de cela, je prends une longue inspiration et relâche mon corps.
Je m’allonge et j’imagine une colère dont je suis le seul capable.
Alors je retrouve l’apaisement. Je retrouve mon calme. Je peux baisser le volume de ma petite chaine hifi portable qui hurle à mes côtés.
J’e m’assoie lentement et je prends conscience avec une certaine fierté que j’ai su dominer ce sentiment troublant qu’est la colère.
Ma colère.
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
Je ne peux pas m’en aller
Car où je vais, je suis.
Je ne peux pas m’en aller
Car où je pars je reste.
Je ne peux pas m’en aller
Car où je vais, je pars.
Je ne peux pas m’en aller
Car où je suis, je vais.
Je ne peux pas m’en aller!
Un point c’est tout.
C’est tout un point
Un point de départ
Et un point d’arrivée
D’un point à un autre
D’a0point en appoints je perds mon appui.
Ne pars pas, je reviens
Ne reviens pas je pars.
Je ne peux pas m’en aller
Car où je vais, je suis.
Je ne peux pas m’en aller
Car où je pars je reste.
Je ne peux pas m’en aller
Car où je vais, je pars.
Je ne peux pas m’en aller
Car où je suis, je vais.
Je ne peux pas m’en aller!
Un point c’est tout.
C’est tout un point
Un point de départ
Et un point d’arrivée
D’un point à un autre
D’a0point en appoints je perds mon appui.
Ne pars pas, je reviens
Ne reviens pas je pars.
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
Ce matin là, je me suis réveillé avec l’impression d’être un enfant.
Ma main avait une envie vive d’écrire. En envie folle d’écrire, de noircir des dizaines, des centaines, des milliers de lignes. C’était une envie incontrôlable, irrépressible, comme une envie de crier haut et fort ma liberté d’écrire.
Ce matin là, je me suis réveillé avec l’impression d’être un enfant. Je n’arrivais pas vraiment à savoir où j’étais… Dans quelle chambre, dans quel lit…
J’ai mis plusieurs longues secondes pour retrouver mes esprits. Quelle douce et singulière sensation.
Ce matin là, comme par miracle, j’ai ouvert les yeux sur un monde nouveau. Un monde à découvrir. Un monde à parcourir, un monde qui s’offre à moi presque sans limites, presque sans contraintes, un monde merveilleux, plein de sensations nouvelles et multiples.
Ce matin là, mes sens se sont peu à peu réveillés les uns après les autres, doucement, très doucement, chacun à son rythme. Ils ont repris leur activité. De nouvelles sensations m’ont sauté au visage, des sensations de douceur, des sensations lisses, des sensations propres.
C’est bon de se réveiller de la sorte.
C’est bon de se sentir de la sorte.
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
Je ne suis pas mauvais.
Je suis débutant.
Je n’ai pas joué avec des gens meilleurs que moi.
J’ai joué avec des plus plus expérimentés que moi.
Je n’ai pas cotoyé des gens qui ont pris le temps de m’enseigner, de partager leurs expériences.
Je dois tenter de m’entourer de personnes généreuses et désireuses de me voir m’améliorer.
Alors je me réjouis de jouer, d’apprendre puis de partager à mon tour.
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
C’est la double réalité d’une vie qui ne sait pas s’arrêter.
Cest la dure réalité d’une vie que je ne veux pas rater
C’est la douce réalité d’une vie que je peux enfin commencer.
J’ai longtemps souffert sans avoir de but à attendre
Trop longtemps j’ai mis mes forces dans un dessein inateignable
Pas assez de temps, j’ai consacré à mon petit chérubin.
Hier je n’étais rien.
Aujourd’hui je suis quelqu ‘un
demain se jersai un mec bien.
Voilà des pensées qui me font du bien.
C’est la double réalité d’une vie qui ne sait pas s’arrêter.
Cest la dure réalité d’une vie que je ne veux pas rater
C’est la douce réalité d’une vie que je peux enfin commencer.
Enfant je tombais amoureux de la première fille qui me ragardait
Adolescent je m’émarouchais de celle qui me souriait
Adulte je couchais avec celle qui le voulait bien
Et à chaque fois je j’attristais de la voir enlacée
au bras d’un pauvre gars qui n’avait que ça à donner.
C’est la double réalité d’une vie qui ne sait pas s’arrêter.
Cest la dure réalité d’une vie que je ne veux pas rater
C’est la douce réalité d’une vie que je peux enfin commencer.
Aujourd’hui j’ai compris
que je peux vraiment prendre ma vie en main
Surtout quand je fais le compte
de la quantité d’énergie que j’ai dépensée
Pour tente d’oublier ce passé d’insanités subies
Hier j’étais un martyr
Aujourd’hui je peux le dire
Demain je veux plus souffrir
Et ça me fait plaisir.
Vraiment ça. Ca me fait plaisir.
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
Je me sens propre.
Pas complétement, juste un petit peu.
Je me sens propre.
Pas complétement, pour la première fois.
Je me sens propre.
Juste un petit peu, pour la première fois,
sur le haut du crâne
de la racine aux pointes,
je sens mes cheveux soyeux
lisses,
Je sens mes cheveux entre mes mains
lisses.
Je sens mes mains sur mes cheveux
lisses.
ça fait du bien.
C’est déjà bien
Juste un petit peu
C’est tellement bien
Juste un petit peu
C’est vraiment bien
Juste un petit peu
ça fait du bien
Je me sens propre
ça fait du bien
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
Tel un avion sans pilote
J’ère seul au gré du vent
L’hôtesse a oublié de m’apporter mon plateau.
elle m’a vu mais ne m’a pas regardé.
C’est normal, je suis comme un livre blanc,
fade, sans rien dedans.
Alors ça me prend.
A chaque décollage la boule monte en moi…
Avec l’altitude que l’avion prend…
Je me sens invincible.
Je fixe cette porte derrière laquelle je suis mal venu.
Je fixe la serrure vérouillée de l’interieur.
Je vais passer à l’acte en âme et conscience.
Je me lève brusquement et me dirige d’un pas décid.
Grâce à trois mots bien placé,
Je concainc le steward de me laisser passer.
Alors le sésame bien gardé s’offre à moi.
Ainsi me voilà aux commandes
du premier appareil à contourner les phrases.
Me voilà à bord de l’avion détourné par
le premier soldat de terrorisme des mots…
J’ai détourné vos mots pour faire passer nos idées
Je suis le martyr poéte d’une vie
Je me saigne au nom de la poésie
Ppour nous, pour vous,
Je m’écrase au sol aux pieds de l’orgueil
Sans souffrances et en paix.
Je mène le combat
Je vous aime.
Les mots vous le rendront.
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
J’aime caresser le papier
le sentir vibrer, déambuler.
J’aime quand il crisse
sous le poids de ma plume.
J’aime quand il glisse
sous le poids de mes mots.
J’aime caresser le papier
le sentir tortiller, se froisser.
J’aime écouter quand il gémit
sous les coups de mes écrits.
J’aime écouter quand il hurle
sous la torture de ma plume.
J’aime caresser le papier
le sentir fuir est s’en aller.
J’aime quand il gèle
sous la froideur de ma plume
J’aime quand il brûle
sous l’ardeur de mes mots.
J’aime caresser le papier.
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
Ce combat qui nous réunit ce soir oppose deux légendes urbaines issues des quartiers les plus sombres de l’âme humaine.
Comme à chaque fois, il n’y aura qu’un seul vainqueur. Un seul d’entre-eux pourra prétendre porter le sacre ultime et la couronne de feu.
Les rubis et l’or couleront à ses pieds. La foule se prosternera devant lui. Il sera craint tel un dieu.
Mais avant de savoir qui aura cet honneur, laissons les s’affronter.
Que le combat commence!
Ecrit par jOoL sous
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Papa me disait: « Rien est sale ».
C’est pas vrais !
Ce qu’il ma fait c’est sale!
Papa est un sale con, un con sale.
Papa est un sale cocho, papa est un cochon sale.
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
Tous ces gens qui ont des phrases intelligentes, ils sont pas con!
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
Je suis fatigué, très fatigué.
J’écris les yeux fermés. J’ai à peine la force de tenir mon stylo.
Je dois exprimer mon mal-être du moment.
Je me sens seul. Seul car personne d’autre ne peut porter mon fardeau.
Je ne sais pas vraiment de quoi le fardeau est empli. Mais je le porte seul. Il est lourd, il m’épuise.
Son contenu me saute en plein visage! Dans tous les sens! Tout en même temps!
J’ai besoin de lâcher.
J’ai besoin de lest.
J’ai besoi de ça
Je pars… Léger…
Ecrit par jOoL sous
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Parmis toutes les couleurs de la rage
Je choisis la plus obscure pour exprimer mon besoin de liberté.
J’admet aujourd’hui mes erreurs pour éviter demain la torpeur.
Malgré tout, dans l’urgence, il marrive encore d’usurper les conséquences malheureuses du rire de mes proches.
Ecrit par jOoL sous
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