L’amande douce d’un orient lointain, tel l’odeur du safran s’éparpille, se disperse au loin, le long des dunes.
Les voluptueux nuages forment des dromadaires étranges, inspirés par le balancement surprenant des feuilles de palmiers.
Le sable glisse entre tes doigts fragiles.
Il s’immisce, tel de reptile, autour de tes phalanges.
Il fuit la froideur d’une nuit trouble qui tombe.
Il se réfugie auprès de toi, en espérant reposer paisiblement, enturbanné tel le couvre-chef d’un sultan et ses danseuses.
L’obscurité ne sera qu’entre-coupée par de vives étincelles jaillissant du feu tout proche.
Le feu qui me rappelle que demain, à nouveau, le soleil se lèvera sur tout ce désert frétillant.
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
Un carré, une courbe
Un carré, un cube
Un carré, un tube
Un carré puis rien.
Le flou s’empare de tout
Rien n’est plus déterminé
Tout se mélange
Rien de s’assemble.
Le cercle enfin se trace
Les traits enfin se lacent
Les droites s’allongent
Et le point s’arrête.
Perpétuels rassemblements
Perpétuels enlacements
Perpétuels mouvements
Vers la stabilité imparfaite
Vers l’immobilisme impossible
Vers la plénitude taciturne
Vers l’infini oublié
Vers le passé terminé
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
Chocolat noir parfumé de blé et d’orge
Chocolat pur puant le blé et l’orgie
Chocolat blanc fragile et aimant
Chocolat pur cassant et sanglant.
Les noisettes et les noix craquent sous les dents
Les noix brisées sous le poids des tourments.
L’orange fraîche mêle son jus au lait cru
Le fruit du plaisir mêle sa chair à son sang.
Le subtil assemblage de calme et de rage
Est le reflet fidèle de l’âme
Envolés les plaisirs, envolées les craintes
Il aura suffit d’une seule bouchée.
Il suffira de s’arrêter de manger
Pour laisser place à la frénétique
Course au carré, à la barre, à la plaque
De chocolat, fondant, et odorant.
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
L’univers médical paranormal d’un hôpital me rend mal.
Je suis psychotiquement atteint de maux d’orgueil,
dramatiquement heurté par les foudres narcotiques d’un orage psychédélique.
L’art thérapie m’ouvre les portes du délirium psychique.
J’oriente mon mental banal fourmillant de brutes chaleurs anales et orientales.
L’histoire montrera que l’hiver morne dure plus longtemps que ne s’éparpillent les nymphes nymphomanes.
L’été permettra aux troupes des affreux malheureux de se dissiper au quatre vents poisseux de la honte oubliée.
Apporte-moi l’élixir des tes plaisirs, je te rendrai le bonheur du mal. Je te permettrai enfin de le voir, de le toucher du regard mais jamais de l’empoigner vraiment, ni encore de le serrer contre toi.
Tu mourras envahi par la frustration . Tu ne sauras que trop tard qu’il était temps de fuir cet univers carcéral.
Ecrit par jOoL sous
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La feuille blanche de mon être
se dévoile enfin à mon esprit.
Je prend lentement conscience
de la richesse que j’enfouis sciemment.
Cette merveilleuses capacité d’exprimer enfin
le fin fond de mon moi intérieur.
Fini la honte et le regret.
Vive la fierté et l’enthousiasme.
Merci, me dis-je à moi-même.
Merci d’être la seule personne que je puis être.
Je déploie mes ailes, le regard vers demain,
sans m’attarder sur hier et je survole aisément maintenant, le simple moment que j’ai devant , derrière et tout autour de moi.
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
J’écris tout seul
J’écris pour moi
J’écris la vie
J’écris pour toujours
Ma façon d’écrire c’est de vivre mes écrits.
Je vis d’écrire
Et j’écris de vivre
Je ris d’écrire
Et j’écris de rire.
Je souris aux écrits
qui me donnent sourire à la vie
Alors j’écris
Tout seul.
Ecrit par jOoL sous
jetés de mots
Important pour certains
pour d’autres futile et incertain
ce premier instant de scène mérite pour moi d’être explicite.
Un prénom, un nom, un surnom,
une date, un lieu, une origine?
L’énumération serait facile
mais oh combien moins subtile
que de vous laisser goûter aux mots qui filent.
Au cours du temps, au fil des mots
vous en saurez un peu plus pour me juger.
La scène ne me nourrira pas
mais elle ne me tuera pas.
Elle me sauvera.
Important pour certains,
pour d’autres futile et incertain,
moi je choisis de vivre les mots,
pour affronter les maux de la vie.
Ecrit par jOoL sous
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