Pippo’s blog
J’ai rencontré Pippo, il est funky et il a un blog.
J’ai rencontré Pippo, il est funky et il a un blog.
Enfin
Encore et toujours…
Pour l’amour je me battrai.
Survivre à la douleur passe par l’acceptation d’être aimer.
Un verbe au présent, simplement, ouvre toutes les portes.
Les lourds cadenas gisent maintenant sur le sol.
Une bribe de lumière s’échappe et se faufile le long des serrures.
C’est la lueur de l’espoir.
Cela parait pourtant si simple à présent.
Il a suffit d’un instant, d’un infime moment…
Pour enfin comprendre et partager…
Pour tout simplement accepter d’être aimé.
Je me sentais si seul.
Je cultivais méticuleusement, ardemment, avec acharnement ce terrible sentiment.
Avec les jours qui passaient, il s’épanouissait. Il prenait ses aises et se forgeait de puissantes et solides racines.
Et moi qui m’en réjouissait !
Envahissant, il grignotait toujours un peu plus d’espace, sournoisement. Il s’étendit tant, qu’aucun autre sentiment n’avait plus de place pour s’épanouir.
Il devint le roi du jardin. Un roi tyrannique, qui à la manière d’un despote imposa sa loi. Intransigeant et avide de pouvoir, il réduisait à néant quiconque s’opposait à lui.
Et moi qui le laissais faire !
Pourtant un jour, une petite graine toute ronde se faufila jusqu’au milieu du jardin.
Elle était si discrète et si petite qu’elle n’inquiéta pas le puissant dirigeant.
Au fil du temps, elle réussit même à sympathiser, à gagner sa confiance.
Petit à petit, lentement, elle commença à germer. Elle mit une feuille, toute frêle mais d’un vert éclatant.
Elle m’intriguait. Moi qui n’avais plus connu d’autres sentiments depuis si longtemps.
J’allais la voir de temps en temps. Je regardais sa tige, parsemée de blanc, de rose et de vert.
J’observais sa petite feuille, qui tentait, tant bien que mal, d’attraper les maigres rayons de soleil que le tyran laissait parfois échapper.
Je la trouvais jolie. Plus le temps s’écoulait, et plus j’en passait auprès d’elle. Je restais là, simplement assis à ses cotés à la regarder.
J’en délaissais peu à peu mon dur labeur quotidien et m’occupait de moins en moins du seigneur noir du jardin.
Je me consacrais presque entièrement à ma petite graine. Simplement. Je n’avais pas besoin de travailler pour elle. Je me reposais. Elle m’apaisait.
Bientôt d’autres graines arrivèrent. De toutes les tailles, de toutes les couleurs et de toutes les formes.
Certaines me plaisaient, d’autre moins, mais chacune m’apportait son lot de satisfaction.
Les semaines passèrent, et je réalisai soudain que j’avais complètement oublié ce sentiment envahissant qui occupait jadis tout mon temps.
Et c’est à cet instant que je pris conscience de la métamorphose qui s’était effectuée dans mon jardin. Les couleurs se bousculaient, les tiges dansaient, les feuilles se frôlaient et une agréable mélodie emplissait l’atmosphère.
L’infâme manipulateur, le dictateur sanguinaire se tapissait dans un coin sombre. Il paraissait malade et affaibli. Comme je m’en approchais, il tenta de me charà nouveau…
Mais cette fois ci, je sus déjouer ses pièges. Et je décidai de ne plus le laisser régner en maître su mon jardin.
Aujourd’hui, j’ai compris que chacun y a sa place. Au fil des saisons, certains s’étendent plus que d’autres.
J’ai laissé le sentiment de solitude se morfondre tout là bas, tout au fond du jardin. Après tout, il a lui aussi le droit d’exister. Mais je ne me laisserai plus envahir, ni par lui, ni par aucun autre.
Aucun sentiment ne doit être seul dans son jardin.