Une vague

Inattendue, étonnante,

Plus que jamais elle m’a surpris.

Je n’ai rien vu, rien senti.

Tout était si parfait. Je ne voyais que de belles perspectives.

C’est cette joie, cette facilité qui a fait ressortir mes angoisses et mes craintes.

Mes frustrations et mes blessures sont remontées à la surface…prises dans le tourbillon grandissant, source de cette vague dévastatrice issue de nulle part.

Nulle part à première vue.

Mais simplement enfouie, cachée…
Recouverte par mon optimisme et l’envie d’avancer, de croître, de rester debout…

Debout envers et contre tout.

Mais elle est restée là.
Tapie dans un coin sombre.
Elle attendait l’instant précis, ou je lèverai ma garde, relâcherait ma vigilance… suite à un moment d’euphorie…
pour surgir des pénombres de mon être, et balayer sans scrupules,
sans vergogne,
sans retenue
mes aspirations….
et faire ressortir mes craintes et mes peurs,
ma haine,
mes complexes,
et touts mes malaises à la surface.

Elle les a jeté sur le rivage de mon être, de mon âme.

Recouvrant tout.

Comme les nuages noirs d’un orage cachent le soleil, elle a obscurci mes pensées. Et m’a fait sombrer dans les méandres du désarroi.

Elle est effrayante.

Je cherche le moyen de savoir, de prévoir qand elle surgira.

Ou peut-être même de l’empêcher de devenir assez forte pour se manifester à nouveau.

Je n’ai pas la solution.
Je ne peux que me battre pour être plus forte qu’elle, et rester vigilent, à chaque instant, sans relâche, pour prévenir son retour, au risque de me noyer, sous les flots déferlants de mes angoisses.

Belle douceur

Belle douceur tendre et suave,
Je t’aime,

Je te désire de tout mon être.

Chaleur.
Plénitude.

Mais c’est l’orage qui se profile.

Il vient troubler ma quiétude.
Je la pensais impénétrable.

Pourtant si. La faille est là…

Laisse moi me réfugier dans tes bras protecteurs,

Tendre douceur,
Rose et duveteuse.
Je te désire.
Je t’envie parfois même.

Je souffre de te désirer et je ne peux m’empêcher…
De vouloir te posséder,
Pour moi seul,
Entière,
Pour profiter à chaque instant de ta pale douceur.

Va-t-en toi. orage hideux. Il n’y a pas de place pour deux.

Je veux vaincre et régner.
Seul maître…
Doux maître …
Un maître esclave de son propre désir.

Cette douceur me ronge, m’obsède, me soigne, me calme.

Jusqu’à l’arrivé du prochain orage, chargé de haine.
Ne me laisse pas seul.

Finalement

Il est arrivé ce moment tant attendu.
Je le vois qui accourt vers moi.
J’espère qu’il me verra.

Tu imagines… si il me manquait !
Que je ne sois pas assez en vue… que j’ai mal choisi ma place …

Je l’attends depuis si longtemps.

Ce serai le pire… pire que tout… pire que ce que tu peux même imaginer
Si jamais il me maquait…

Ce moment…
Unique…
Que j’ai tant attendu.

Coccinelle et papillon

Coccinelle et papillon

flirtent allégrement au gré du vent…

Coccinelle et papillon

bougent, tournoient, virevoltent et s’ennivrent

d’un plaisir non dissimulé…
d’amour caché…
et inavouable…

si tendre et palpitant, troublant et tournoyant.

Tous les ans, le bal recommence pour ne jamais s’achever…

Dans les près fleuris et tapis d’eau fraîche ,
la vie s’écoule lentememt au gré des marée des amants.