Ronronnement

Doux et amère.
Lancinant, ininterrompu.
Face à la mer il ne sait que faire.

Il se perd…
Dans les aléas tordus du fond de l’eau,
Amère et triste.

Face à la mer…
Il ronronne doucement, calmement.
Facilement il se perd dans les tourments de la mer.

Il ne sait que faire…
De toute cette terre, aride et froide,
Comme le lac gelé de ses sentiments.

Il ne sait comment faire…
Pour calmer ce troublant ronronnement.

Qui peux le faire…
Qui sait le faire…
Comment…

Toujours les mêmes questions…
Qui tournent autour d’un sentiment troublé d’amertume et de rancœur.

Histoire de…

… rouler droit devant
… penser à rien d’autre qu’a la route qui m’attends….

Aux histoires palpitantes qui m’arriveront,
Et aux banalités déjà oubliées que je vais endurer.

Histoire de…
… sourire et se réjouir,
Sans savoir en fait, si j’ai raison.

Histoire d’…
… espérer que ces moments subtils
Arrivent enfin…

Qui sait vraiment.

Histoire de…
… croire que ce sera bien
… prendre le chemin de ma vie.

Histoire de voir.
Histoire de vivre.
Histoire d’être.

Unique

pour Flo

Unique
 

Voilà un mot qui a une réelle valeur .

Une valeur intemporelle…
Réelle.

Ce n’est pas inné de le savoir.
Mais on devient meilleur quand on aquiert
Cette faculté de réaliser,
A quel point il faut parfois savoir
Rendre quelque chose unique.

Pour qu’il ne perde pas de suite…

Sa valeur tellement simple,
Si simple qu’on en oublie simplement…

Simplement sa valeur.

Sentiment unique d’un plaisir unique à un moment unique.

Pâle blancheur

Evidemment !
Comment faire autrement !

Traversant…
Ignorant les alertes répétées…
Maintes fois ignorées…
Souvent oubliées.

C’est alors que surgit
La fougue !
La raideur !
La foudre hurlante…
Et le désarroi furtif,
D’un instant d’égarement.

Si court.
Rien… juste un petit rien,

Pour que soudainement,

La pureté…

Fasse place au chaos.

Fraction de temps

Unité invariable,
Variable et infinie,
Déterminée par de vagues limites…

Temporelles…

Intemporelles…
Exiguës et infranchissables.

Les limites du temps sont infranchissables.
Personne ne sait où elles commencent et où elles se terminent.

C’est comme ça.

Pas tout a fait.

Finalement, pour commencer, chacun se fixe ses propres limites temporelles…
Régies par des obligations ponctuelles,
D’importance variable,
De longueur variable.
De …

Pourquoi prendre son temps quand on peut le perdre.
L’oublier pour en avoir plus à consacrer…
Aux mesures importantes de ses limites temporelles.

Le temps métallisé de l’argent , lui non plus n’a pas de limites. Si ce n’est celles fixées par la roue et le temps qu’elle met à terminer son tour de piste.

Tour de piste…
Piste du temps…
Du temps fractionnée en unités.

Unités de bonheur ou de mal-être,
Selon la façon de le compartimenter.

Depuis quand

Parfois les chemins lumineux de quelques envies fumantes,
Rejoignent la clarté de régions sinistres,
Affublées de coloris tristes.

Bizarre conception d’un avenir perdu,
Enfoui…
Sous des monceaux d’ordures colorées.

Tel un fil de fumée…
Se consume,
S’enfuit, pour finalement disparaître…
Comme ça, sans raison.

Il est pourtant encore là.
C’est obligé. Rien ne disparaît ainsi.
Tout se construit. Se démonte et revit.

Rien n’est perdu pour autant qu’on y prête un peu d’attention.
C’est justement la que les questions se posent.

A qui, comment, pourquoi, pou qui et depuis quand…

Naoh

Je t’aime mon fils.

C’est ton jour aujourd’hui. Profites-en.

C’est ton jour aujourd’hui mon enfant.
Tout te souris, tu m’éblouis.

Je t’admire et je t’aime.
Tu m’apportes tant… mon enfant…

Naoh.

Quelle belle place tu occupes dans mon cœur…. Tu es si loin.
Je suis pourtant là. Avec toi. Pour toi.

Sois fort.
Tout est pour toi. Prends mon enfant.

Mon roi.

Mon fils.

Je t’aime.

Sucré

Doux, joyeux..

Le sucre rend heureux.

J’entends déjà le rire des enfants.
Ils accourent,
Tout autour…

De ce doux plaisir sucré.

Frisson

D’orgueil et de haine.

Frisson de peur et d’effroi.

Frisson d’envie et de rage.

Frissonant , trempblant , hésitant,

Je suis sur de ma route…

Pourtant je tremble.

Je m’enorgueille,

Et je ris.

Je tremble d’effroi tout en bravant les exploits,

Face à la peur et au désarroi.

Rien ne m’arrête dans ma course effrénée…

Vers la victoire et la perte de ce qui m’est cher au fond de moi,

Loin si loi de toi, et si proche de mes rois.

Rois de bohèmes enivré de plaisirs simples et futiles..

Menant tranquillement vers un effroi frissonant,

Amenant la peur et l’ennui,

Au travers de joie innocentes,

Orientée, déroutée,

Difformes et insalubre.

C’est la torpeur de l’ennui qui succombe à la froideur de la nuit,

Cette bizarre énergie que tu sents monter en toi.

Elle te permet d’avoir froid…

De frissoner…

De trember..

De te rappeler…

Que rien n’est acquis. Tout est à conquérir.

Mais surtout, tout se perd… si tu n’y fais pas attention. Méfies toi !

Et regarde droit devant toi.

Rêve d’eau

Bleue, tintée de vert…

Vert azur, vert d’eau…

Bleue azurée d’un ton vert.

Azur aérien, flottant au dessus des eaux…

Bleues, vertes…

Orientées vers le ciel,

Translucides et se confondant avec l’horizon…

Azur.

Sûr d’y être, juste à la limite entre ciel et mer,

Terre et mer,

Ciel et terre.

A chaque limite s’y trouve ce rêve.

A chaque intersection se retrouvent ces rêves…

Ces rêves d’eau…

D’eau claire…

D’eau bleue…