Le Masque

Ce texte a été écrit à l’occasion de la soirée Slam organisée par le Théâtre Sévelin 36 à Lausanne. Philipe Saire a invité des slameuses et slameurs à venir déclamer leurs textes sur scène à l’issue de son spectacle Lonesome Cowboy.

Un masque tombe avec la nuit.
Abattu, fatigué, il s’enfuit.
Tel un enfant apeuré
Le masque s’effondre dénaturé.

Le masque tombe sur la torpeur d’un être.
Le masque tombe et laisse apparaître
L’inexistence de repères, des limites de cet être,
L’inexistence de limites morales de son père.

Dénué de sens, dénué de genre,
Dénué de but, dénué de raisons,
Mais non sans rage de vivre,
Mais non sans haine de lui.

Errant entre deux sens de vie,
Errant entre deux genres de vie,
Errant entre deux mondes de vie,
Errant entre deux modes de vie,

La vie à la mode masculine,
printemps, été;
La vie à la mode féminine,
Automne, hiver,

Alors que la mode s’affiche, s’exhibe sur les podiums et sous les projecteurs,
Son monde se terre, s’enterre sous la douleurs, la terreur et la peur.

Quel choix? Quel sens? Quel mode? Quel genre? Quel masque?

Comment choisir alors que le moule du masque s’est brisé, qui est mal recolé?
Comment choisir alors que la nature même de sa sexualité est contre-nature?
Comment choisir alors que la souffrance a pris trop tôt la place de la jouissance?

Un masque tombe, s’effile, se distant.
Une ligne se trace, se faufile, s’étend.
Bien vite le masque dur, droit, fort, dressé
Se fend, s’ébranle, se repent
en doutes, en craintes, et en tourments.

Le masque tombe et le mal se dévoile:

Mâle à la source du mal,
Mâle à la source du trouble,
Mâle source de vie,
Mâle voleur de vie,
Mâle fauteur de trouble,
Mâle tout puissant au destin trouble,
Qui a jamais a bousculé
Les frontières de sa masculinité.

Sans être féminin
Ni aimer le masculin,
Mué par des pulsions nées de l’interdit,
Le masque pousse le mal et son fruit.

Il n’est déjà plus Homme
Avant d’avoir eu le temps de devenir Homme.
Masculinité volée avant la puberté,
Ignorée, faute de posséder
Les repères nécessaires à la forger.

Repères volés, père voleur.
Masculinité perdue, père méritant l’émasculation.

Un fœtus,
Un bébé,
Un enfant,
Un garçon,
Un adolescent,
Un jeune-homme,
Un homme,
Un vieillard,
Un cadavre,
Un squelette.

Tel est la trace prédestinée
Du masque de l’identité.

Mais comment faire lorsque du garçon
Il est passé brutalement au cadavre
Sans en comprendre la raison,
Sans perdre la vie pour autant?

Le chemin est alors long
Pour dessiner le bon masque,
Pour faire tenir le bon masque,
Pour accepter le bon masque,
Pour porter le beau masque,

Le masque de son identité,
De sa masculinité.

jOoL

Étouffante solitude

Saleté de sentiment de solitude!
Il m’envahit… me prend tout mon air.
J’étouffe de me sentir seul.
Je me meurs de solitude.

Certain prétendent apprécier ces instants.
Moi, je les vomis. Je dégueule cette solitude qui me rend malheureux.

Il parait que l’on nait seul et que l’on meurt seul.
Mais doit-on aussi vivre seul?

Nous sommes des êtres sociaux.
Ce qui implique que nous avons besoin des autres.
Mais à quel prix?

Pourquoi est-ce que je recherche toujours à combler ce vide au risque de souffrir encore plus?…

Je tente désespérément de faire fuir ce sentiment de solitude.
Mais à chaque fois, il s’amplifie.
Je sens ce manque grandir en moi.

Je croyais m’autosuffire.
Je croyais être enfin un être plein et entier.

Mais je me trompe.
Je ne suis pas encore capable de vivre seul.
Je ne serai peut-être jamais prêt à vivre seul.

Mais je ne veux pas de cette solitude.
A quoi bon…

J’ai envie de pouvoir partager mes joies et mes peines.

A quoi bon vivre si c’est pour vivre seul?

J’ai envie de croire que je rencontrerai quelqu’un pou partager ma vie.

Mais parfois, l’espoir que je cultivais si intensivement, se flétri sournoisement sous les rayons destructeurs de la solitude.

J’ai envie d’y croire.
Mais parfois je n’y arrive pas.

Je saigne dans mon cœur et j’aimerai que mon corps, lui aussi, laisse jaillir le sang de la tristesse, que le sang se mette à gicler de mes bras et m’apporte ce soulagement illusoire…
Cet instant de répit si convoité, une fois la fureur de la douleur et de la souffrance passée.

Encore une fois, je vais remettre cette souffrance dans les mains de mon dieu d’amour.

Avec courage…
Et je ne me laisse pas aller dans la faiblesse et la douleur.
Je ne laisse pas s’écouler hors de mes veines le sang nourricier.

Panique nocturne

Je suis épuisé, vidé, purgé.
Pourtant je ne peux pas fermer les yeux, encore paniqué de mettre fin à cette journée.

Que va-t-il se passer demain?
Vais-je avoir la force et le courage de me lever?
Qu’est-ce qui va m’arriver?

Je n’en ai pas fait assez aujourd’hui.
Il y a encore tant à faire.
Jamais assez de temps…
trop d’idées, trop à faire…
trop d’envies, pas assez de temps physiquement…
Trop à faire, trop à vivre…
Quelle perte de temps que de dormir!

Une fois au lit, j’ai trop peur de ne plus le quitter.
Peur d’y aller et tellement de peine à le quitter.

Mon refuge, où j’oublie tout…
Où plus rien ne compte…
Où tout s’arrête.

J’aimerai encore parfois que tout s’arrête.

Je suis fatigué, épuisé de tant d’efforts.

Je suis fatigué.

C’est bon la tristesse

tête pleine à craquer.
Vider un cœur plein d’amour.
Je transpire mes émotions
Tel le sportif après un marathon.
Mon corps s’est vidé de sentiments.

Quinze jour auront suffi pour faire le tour de mon monde émotionnel.
Quinze jours ininterrompus…
Quinze nuits bercées de souvenirs heureux.
Quinze jours de partages merveilleux.

Quelle chance de vivre si intensément…
Quelle chance de vibrer si violemment…
Quelle chance… Quelle chance…

Jamais un jour je n’aurai cru pouvoir être heureux de traverser un moment de tristesse.

Oui. Heureux d’être triste. Heureux et serain face à un sentiment à priori désagréable mais si vrai.

Le plus merveilleux de tout est de simplement prendre conscience que cette tristesse, aussi profonde soit-elle n’a pu exploser ce soir que pour une seule raison.

Simplement parce que j’ai passé quinze jours au pays des fées, entouré de lucioles guillerettes, des feux d’artifices plein la tête, la plus belle des musiques dans les oreilles, le coeur plein d’amour.

Flirt Macabre

Je flirte avec la mort.
chaque jour je me susurre ces mêmes mots.
Je suis juste au bord du précipice.
J’en prend conscience, toujours un peu plus.
J’y suis poussé de façon irrésistible.
Je perd la raison par instants,
Et m’approche alors brutalement de la catastrophe.

Je flirte avec la mort.

Il y a une force mystérieuse qui m’empêche de basculer.
Une force que j’ai apprise à regarder, une force que j’ai appris à ressentir et que je continue d’apprivoiser.

Je flirte avec la mort.

Mais l’énergie de la vie me sourit.
j’ai peur de ne pas réussir, juste une fois, une fois de trop, à me cramponner à la vie.

Je flirte avec la mort.

Mais j’ai confiance. je me réjouis de demain.
J’ai foi en mon avenir. C’est la toute la différence.

Je flirte avec la mort.

Plus pour longtemps. je veux vivre, simplement vivre et me faire plaisir.

Scandale personnel

En tête à tête avec ma feuille de papier,
Enfin… ça faisait si longtemps.
Pour ces retrouvailles, j’ai choisi un cadre hype et branché, juste comme j’aime,
qui porte un nom qui m’inspire, départ d’un flot de mots et de palabres qui’il est capable de susciter: « le scandale ».

Je me sens enfin capable de révéler, ou plutôt de faire éclater certaines des « scandaleuses » facettes de ma personnalité.

De faire exploser la bulle de savon amer qui les tenait jalousement et craintivement captives.

Je me sens libre d’exprienfin, cette partie de moi que je craignais de dévoiler, dans l’angoisse, de souffrir du regard jeté avec légèreté par autrui.

Tout cela me parait bien futile aujourd’hui. La souffrance que je craignais tant, je ne faisait que l’alimenter quotidiennement, assidument, à mesure que j’enfouissais mon naturel au plus profond  de mon être.

Quelle importance… Je m’amuse à l’idée que je puisse allumer la mèche d’un scandale en étant simplement moi. En accort avec moi, à l’intérieur et à l’extérieur.

Ironie sensuelle

Dualité bisexuelle,
Attirance homonyme,
Flame masculine,
Culte de la féminité,
Ironie sensuelle,
Ornement sexuel,
Désir inavoué,
Plaisir dévoilé,
Harmonite retrouvée.

Ironie sensuelle.

Amour au féminin,
Sexe au masculin,
torride dualité,
Amusante frivolité.

Ironie sensuelle.

Inclassable

Tout autour, aux alentours, à l’intérieur…
Sur le revers de ton entre-jambe…
Ton désir suinte le long de tes fesses…
Il dégouline sur ton sein ferme.

Je rêve d’empoigner tes hanches, de serrer le crin de ton pubis entre mes dents acérées et avides de sexe déjanté. Cet insaciable appetit m’envahit et s’insinue entre chaque espace de mon corps, meurti par cette insuportable sensation dbrûlante.

Cette chaleur s’empare de mon bas-ventre et m’enporte inexorablement vers toi; m’oblige à fusionner avec ton être et laisser hurler mar rage et ma hargne. Je te prends et m’aggripe à tes chars, je te lacère de mes baisers, te dévore tout entière.

Alors éclate cette bombe! Les victimes se comptent par milliers. C’est un cataclysme érotique.

Bientôt le chaos repprends sa place et laisse nos deux corps à l’agonie… Gisant sur un sol vicié, l’air puant.

Puis rien. Le silence doucement reprends sa place

La roue du temps

C’est l’histoire folle de la petite roue du temps.
Elle tourne inexorablement.
Derrière elle s’ammassent les grains du sablier brisé de ma vie,
La déchéance graveleuse du passé, sans cesse retournée par mes tourments.

Inlassablement, le vent souffle, sans discontinuer de part les méandres des crevasses de mon âme.
Avec lui s’effile l’espoir diffus d’une vie meilleure.
J’ère seul.
Je divague entre la vie et la mort.
Je me laisse emporter par le tournoiement de la roue du temps, submergé par les dunes de vent du passé, déporté par le ravales de vent du présent.

Ma tête tourne comme une toupille sur mon tronc, ennivrée d’angoisses et de craintes nourries par le vide béant de l’inconnu à venir.
J’ai le vertige temporel, la peur du vide spatiotemporel.

Je me sens perdre pied.
Je m’enlise dans les sabls mouvants du passé.
Je regarde, impuissant, le présent se dérouler devant moi, et je m’enfonce chaque instant un peu plus sous le poids intolérable du futur.

La petite roue du temps tourne inexorablement à mon trist détriment.

Juste un instant

Un instant de joie
Un instant de bonheur
Un instant hilarant
Un instant heureux
Un instant joyeux
Un instant frivole
Un instant amusant
Un instant coquin
Un instant pétillant
Un instant prépubère
Un instant insolite
Un instant rigolo
Un instant picotant
Un instant électrique
Un instant étonnant
Un instant enjoué
Un instant mélodieux
Un instant entraînant
Un instant fascinant
Un instant confortable
Un instant douillet
Un instant ennivrant
Un instant subtil
Un instant juteux
Un instant enrichissant
Un instant magique
Un instant lumineux
Un instant de folie
Un instant de génie
Un instant de plaisir
Un instant éternel
Un instant lyrique
Un instant poétique
Un instant d’amour
Un instant romantique
Un instant de paix
Un instant luxueux
Un instant savoureux
Un instant merveilleux
Un instant ensoleillé
Un instant réveur
Un instant d’évasion
Un instant partagé

Juste un instant

Au coin de la rue

Au coin de la rue je tombe sur un inconnu, nez à nez, face à face avec ce type.

Au coin de la rue il me lance un sourire que j’attrape au vol, de justesse.

Au coin de la rue je lui fait un tour de passe-passe. Un de ces tours qu’on ne peut faire que sur un bout de bitume.

Au coin de la rue, amusé, il me donne un vieux grigri de chez lui, un peu rabougri qui tiendra les mauvais esprits à distance selon lui.

Au coin de la rue deux esprits se rencontrent et les traits d’esprit fusent.

Au coin de la rue je réalise que la chance s’y cache parfois.

Au coin de la rue , d’un côté, j’entends du reggaeton qui lance ses basses par la fenêtre un peu plus haut.

Au coin de la rue , de l’autre côté, sonnent les douces notes d’un jazz eclectique et mécanique.

Au coin de la rue je lève les yeux et prend conscience qu’un petit groupe s’est formé autour de nous.

Au coin de la rue je tombe sur un inconnu, nez à nez, face à face avec ce type.

Au coin de la rue il me lance un sourire que j’attrape au vol, de justesse.

Au coin de la rue je lui fait un tour de passe-passe. Un de ces tours qu’on ne peut faire que sur un bout de bitume.

Au coin de la rue, amusé, il me donne un vieux grigri de chez lui, un peu rabougri qui tiendra les mauvais esprits à distance selon lui.

Au coin de la rue deux esprits se rencontrent et les traits d’esprit fusent.

Au coin de la rue je réalise que la chance s’y cache parfois.

Au coin de la rue , d’un côté, j’entends du reggaeton qui lance ses basses par la fenêtre un peu plus haut.

Au coin de la rue , de l’autre côté, sonnent les douces notes d’un jazz eclectique et mécanique.

Au coin de la rue nous echangons encore quelques mot dans un patoi du coin et nous dispersons au gré du temps.

Au coin de la rue je tombe sur un inconnu, nez à nez, face à face avec ce type.

Au coin de la rue il me lance un sourire que j’attrape au vol, de justesse.

Au coin de la rue je lui fait un tour de passe-passe. Un de ces tours qu’on ne peut faire que sur un bout de bitume.

Au coin de la rue, amusé, il me donne un vieux grigri de chez lui, un peu rabougri qui tiendra les mauvais esprits à distance selon lui.

Au coin de la rue deux esprits se rencontrent et les traits d’esprit fusent.

Au coin de la rue je réalise que la chance s’y cache parfois.

Au coin de la rue , d’un côté, j’entends du reggaeton qui lance ses basses par la fenêtre un peu plus haut.

Au coin de la rue , de l’autre côté, sonnent les douces notes d’un jazz eclectique et mécanique.

Au coin de la rue qui sait ce qui m’y attend.

Allez je tourne le coin.

Torpeur de douleur

Lorsque qu’une vie s’empresse d’e se trainer aux pieds de l’ennui.
Dans l’ennui je me vautre.
Je ne suis que fiente d’amour.
Je suis le désespoir de ma vie.
Rien ni personne, nul ne peut imaginer la difficulté que je traverse de part en part.
Je ne suis que torpeur. La vie de mes envies. L’envie de ma vie.
Pourquoi?
Pour qui?
Parce que je vis pour moi.
Je ne sais plus où donner de la tête.
La douleur envahit mon cœur et ne laisse guère de place aux autres sentiments de mon être.
Etre seul. Etre le seul. Etre enfin là, au pied de l’immondice de ma solitude.
Encore une fois je dois répéter ce trajet. Je suis au milieu. J’ai fait la moitié.
La moitié de mon être est né à nouveau.
La nouvelle moitié de mon moi attend patiemment que je vienne la chercher.
Il reste du chemin à faire et je m’y attelle.
Chaque instant n’est que combat contre le maleur. Chaque seconde qui s’égraine ne sème en moi que douleur et souffrance.
Le bonheur est dans le pré. Mais mon pré a été fauché. Ma joie à été découpée. Je dois la recoller.

Omniprésence tempêtueuse de l’amour

Plaisir charnels omniprésents m’enivrent de leur puanteur plus que nauséabonde.
L’idylle ne survit pas à ces horreurs.
L’argent envahit mes nuits.
La torpeur dissèque mes entrailles telle la mort armée de sont couteau amoureux. Je me répends en excuses.
Reçois les dividendes de l’amour.
Perce cet abcès et libère le torrent de pu vicié de tes sentiments amoureux.
Défèque, brise le tabou de tes sentiments.
Tu n’es qu’excrément.
Tu n’es que déchéance.
La vie vaut la peine d’être souillée d’amour.
Sois toi-même et libère-toi.
Sois plus laid encore toi. Retourne le cahier de tes histoires amoureuses et trace un trait sur le passé.

Ode à la victoire

Douleur torride
Tourment amoureux
Fiente désagrégée d’un sentiment omniprésent
je défèque sur la vie
Trahison enivrante
Mal foison des métiers de l’amour
Désinhibe-toi
Reprends-toi.
 je souffre d’aimer.
Je vis de douleurs en souffrance mais droit je reste comme la victoire.
La victoire d’une vie que je mène seul- Seul pour moi et moi seul.
J’affronte les maux entièrement seul.
Je gagnerai, je survivrai.

Désinhibition

Crachin de plaisirs
Fougue d’amertume
Soif sans fin
Vin de lies
Libres envies
Fin d’histoire
Fin d’une vie
Laisse libre cours aux instants
sublimes et infinis
Laisse aller le cours de tes envies
Vis simplement le destin de tes mots
Laisse aller libère l’esprit échevelé
de tes envies d’écriture libre et infinie.
Seule la vie des mots est valable
Seule la foi des mots fait acte de passion

Le temps d’une vie

Comme un fou
Fou d’une substance
Déambule ivre mort.
Désinhibe-toi
Vole, prends ton envol
Survole la vie de tes ailes de plomb
Vis l’envie de substance et achève ta vie.
Comme un fou.
Perds le temps de ta folie.
Vis le temps.
Vis les envies de temps.

Furtivité

C’est l’attaque furtive d’une nouvelle vie.
Elle se déploie au rythme endiablé de la salsa.
Une hirondelle s’enivre de ciel bleu.
Un étrange chevauchement de sentiments envahit la clarté d’un jour sans lendemain.
Juste un jour à la suite d’un autre pour un parti pris.
Un pas qui n’est plus à prendre.
Un risque sans prix,
le prix d’une vie maitrisée
Sans maitrise de la vie.
L’onde cérébrale parcourt chaque instant de vie.
A l’orée du bois, ne prends pas de parti.
L’encouragement nait de la suite d’événements immuables.
L’immobilité momentanée permet des mouvements calculés
Une coccinelle perd son temps au coin du pré
Immuable et impénétrable tempête de bonheur.
Vivre et mourir.
Vivre avant tout, vivre simplement, simplement vivre chaque instant.

Exercice de style

Avec les mots imposés ci-dessous, composer un texte.

Emotion, énergie,
éphémère, mariage, mensonge, oubli, trahison, idéal, obéir, nouveau, nullité

Je me laisse bercer par des émotions éphémères. Je suis en
proie à ma propre trahison. Mon idéal n’allie pas l’idée du mariage réussi
de chacun de mes sentiments.

Dans mon esprit, chaque nouveau mensonge m’emmène plus loin
de mon objectif. Je n’arrive plus alors à m’obéir.

La nullité de mes efforts me saute en plein visage. Je fini
par déployer une énergie surhumaine pour sombrer dans l’oubli à jamais.

Vérité vraie

L’illumination a frappé un jour à ma porte.
Cette petite garce s’est installée.
Elle a pris ses aises, sereinement.
Elle s’est affalée sur le divan.
Je suis resté là, immobile à la regarder.
Je lui ai bondi au cou pour l’attraper.
Le combat fut long et rigoureux.
L’étreinte fut courte et vigoureuse.
Elle m’a ouvert les yeux sur cette vérité.
Cette vérité vraie qui n’existe pas vraiment.
C’est vraiment vrai la vérité.
C’est vrai, ment vrai.
La vérité. Sortira alors de la bouche de l’enfant.
Aussi simplement qu’un enfant dit la vérité,
la vérité sort de la bouche des enfants en vérité.
Sois vrais, frais, soi.
Vrais, frais, sois, vrai.
Frais, sois vrais, frais.

Ma colère

Oh la la, je m’énerve, je me stresse.
J’ai envie de hurler.
J’ai envie d’expulser cette haine.
Mon corps se tend- Mes mâchoires s’entrechoquent.
Mes fesses battent le rythme de reggaeton sur ma chaise en bois.
Mon poing frappe sur la table.
Je serre mon stylo bic de toutes mes formes.
Mon écriture est cisaillée, tel les lèvres d’un sécateur acéré, prêt à déchiqueter mon ressenti de colère.
Je suis enivré de haine contre ceux qui m’on fait souffrir.
Encore mon poing frappe violemment sur la table. J’ai envie de déchirer mes habits, de m’arracher les cheveux.
Je me sens envahir par un sentiment exacerbé de rage et de fureur. Telle la tornade qui s’engouffre dans un lagon paisible. Ma main frotte mon front, je la sens contre mes tempes, proche de l’instant ou je le ferai exploser.
Grâce à cette magnifique carapace verdâtre que j’ai conçue, je ne sentirais même pas la douleur lorsque mes os rompront sous la pression. Mes eux sont exacerbés. Ma main gauche parcourt mon cuir chevelu d’avant en arrière, de gauche à droite.
La musique entretien ce sentiment terrible.
J’ai envie de me faire du mal.
J’ai envie de péter un câble.
Je ne peux plus continuer à soutenir cette colère.
Je perds un instant conscience, ivre de rage, saoulé par la haine.
Je laisse tomber lourdement ma tête sur la table…
L’envie me prend de recommencer, mais je ne le fait pas.
Au lieu de cela, je prends une longue  inspiration et relâche mon corps.
Je m’allonge et j’imagine une colère dont je suis le seul capable.
Alors je retrouve l’apaisement. Je retrouve mon calme. Je peux baisser le volume de ma petite chaine hifi portable qui hurle à mes côtés.
J’e m’assoie lentement et je prends conscience avec une certaine fierté que j’ai su dominer ce sentiment troublant qu’est la colère.
Ma colère.